Les cultures urbaines sont souvent définies au pluriel parce qu’elles sont multiples. Elles englobent les arts et autres pratiques issues de l’espace urbain. Elles sont nombreuses, de la musique à la danse en passant par le graffiti, le sport, la photographie…
Elles sont apparues sous le nom de cultures urbaines dans les années 1980 bien qu’existantes depuis toujours. Grâce à ce titre, une légitimation auprès des institutions est possible. Car il est bien connu que les nouvelles pratiques sont bien souvent reconnues par la population avant de l’être par les institutions.
Ce sont les centres sociaux qui les premiers ont accueillis ces cultures et leurs artistes. Le ministère de la culture a alors suivit le mouvement en proposant un Contrat de Ville liant ces artistes et leurs projets aux politiques culturelles des villes. Aujourd’hui, cette reconnaissance des cultures urbaines s’améliore, notamment dans certaines grandes villes du Sud de la France (Toulouse, Marseille, Montpellier, Lyon) alors qu’à Paris elles tiennent encore le second rôle dans les banlieues.
C’est à Toulouse que le Fédération des Cultures Urbaines se créa en 1999 à l’initiative d’un groupe de jeunes gens motivés pour promouvoir la richesse de l’art émanent de la rue.
Actuellement, le ministère de la Culture et de la Communication reconnaît les cultures urbaines comme des disciplines légitimes. Le projet de Christine Albanel est de décliner les disciplines de ces cultures afin de leur donner un droit d’existence au même titre que les autres arts et sports. Il s’agit là d’une certaine reconnaissance, cependant, les arts émanent du milieu urbains sont polyvalents, c’est-à-dire qu’ils fonctionnent ensemble puisque l’on parle de cultures et non de disciplines urbaines. Ainsi faut-il faire attention aux étiquettes que l’on se plaît à attribuer à toutes nouveautés pour les faire entrer dans une institution reconnue. Ainsi se pose la question : les cultures urbaines resteront-elles urbaines si on les fait entrer dans des lieux culturels autres que la rue d’où elles proviennent ?
Cependant, la légitimation de ces disciplines est importante pour leur reconnaissance en tant que patrimoine actuel et futur de nos sociétés. Là réside alors tout le paradoxe de cette vie artistique parfois improvisée, parfois programmée mais toujours ouverte à tous et présente partout autour de nous. Pourvu que cela dure !
Mots-clefs : Albanel, Cultures urbaines, Fédération nationale des cultures urbaines, Graffiti, Hip hop, Lyon, Marseille, master management culturel angers, Ministère de la Culture, Montpellier, Toulouse, UCO
novembre 11, 2008 à 9:16
petit résumé et historique des arts de rue très utile pour s’initier en douceur à cette pratique.